Lorsque j’étais un jeune chef d’orchestre dans un lycée américain, j’ai lu un livre sur le leadership qui m’a beaucoup marqué : « Les sept habitudes des gens efficaces » de Stephen Covey.

Ce livre a été révélateur et il a contribué, je l’espère en tout cas, à devenir un meilleur enseignant mais aussi un meilleur chef d’orchestre.

L’une des phrases d’accroche de l’auteur « Start with the end in mind » (commencez par définir un objectif) est devenu l’un des principes fondamentaux de toutes mes réflexions. Définir des buts concrets aide en effet à savoir comment investir nos ressources de manière constructive. En d’autres termes, à rester intentionnels.

Dans la vie d’Eglise, établir des objectifs est délicat car il y a beaucoup de variables. On pourrait toujours faire plus. On pourrait toujours faire mieux. On ne sait pas toujours par où commencer. Il peut être difficile de garder une vue d’ensemble.

Pour mesurer nos progrès, nous devons cependant avoir des objectifs clairs de ce que nous voulons accomplir. En ce qui concerne la louange en commun, la Bible nous donne un guide : 4 auditoires impliqués à prendre en compte.

Dieu. Bien évidemment, il est l’auditoire principal. Notre louange lui est adressée avant tout. Il est la source de notre joie, la cause de toute célébration. Son salut nous rassemble et nous fait chanter ! La Bible nous invite, voire nous oblige, à chanter en son honneur parce que Dieu en est digne. Dans l’Apocalypse il est écrit que tout le peuple de Dieu, toutes nations, toutes les tribus et de toutes langues loueront notre Dieu ensemble. Dieu est l’objet de notre louange.

L’assemblée des croyants. Dans la Bible, la louange en commun est un temps d’enseignement, d’instruction et d’encouragement pour l’Église où le corps de Christ est édifié et unifié. Nos chants ne servent pas seulement à exprimer notre reconnaissance envers Dieu mais aussi à nourrir l’Église en proclamant les vérités bibliques (Col 3.16). Aussi, selon la Bible, c’est très important que le peuple de Dieu se réunisse pour louer, adorer et célébrer Dieu.

Les visiteurs non-croyants. Lors de temps de louange en commun, les non-croyants sont pris en compte dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament. Nous ne pouvons pas l’ignorer. Nos chants comme nos interventions doivent respecter leur présence. Autant que possible, nos cultes devraient être compréhensibles pour eux. Le témoignage de l’Eglise est d’autant plus fort qu’il est accessible pour les gens de l’extérieur.

Nous-mêmes (les leaders et les responsables). La louange en commun a des bénéfices partagés avec l’assemblée, mais aussi individuellement. Si nous dirigeons la louange dans notre assemblée sans engager nous-mêmes notre âme et prendre plaisir en Dieu, nous passons alors à côté de quelque chose d’extrêmement important. C’est difficile de conduire l’assemblée si nous ne le vivons pas nous-même.

A chaque Eglise de réfléchir à leur manière d’atteindre ces quatre auditoires !

 

img_3739Kevin Stauffer est le pasteur de la louange à l’EPEVC depuis 2003. Il possède une maîtrise en éducation musicale (spécialité jazz) de Florida State. Ancien chef d’orchestre, il enseigne aujourd’hui  à l’IBG (Institut Biblique de Genève). Kevin est marié et père de trois enfants, Mark, Katy et Lucy.